Inter Forêt - Bois 42 : Prix d'architecture 2009-2010

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PRIX D'ARCHITECTURE
 

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SUJET : LOGEMENTS COLLECTIFS EN BOIS EN MILIEU URBAIN SUR LA COMMUNE DE SAINT-HÉAND

L’ensemble des besoins consistait en :

• La construction d’un petit collectif en accession à la propriété et/ou à vocation sociale construit avec le bois
• La recherche de la performance énergétique et aussi technique

En option : des espaces abrités de stationnement de véhicules

■ Les projets et les équipes primés

Un jury composé de professionnels et de personnes qualifiées, sous la présidence de Frank LE BAIL, architecte urbaniste, a décerné 3 prix :

1er prix
Vivian VIAL, Odette FUENTES et Camilo HICHE de l’école d’architecture de Grenoble
Samuel NEMOZ de l’INSA Lyon





Les bâtiments s’inscrivent dans la pente offrant une vue de grande qualité sur les monts du Forez à l’ouest et nécessitent, pour bénéficier des apports solaires gratuits, d’une forte ouverture au Sud. Cette orientation permet de créer des espaces de vie agréables au sud, prolongés par des balcons offrant une qualité de vue sur l’environnement. Pour une bonne intégration au bâti environnant les logements sont organisés en trois plots compacts ménageant des vues traversantes. Ces plots sont articulés entre eux par des coursives hébergeant les circulations verticales. Au pied des appartements, un parc orienté plein sud permet aux habitants de profiter d’un environnement végétal de qualité ouvert sur la vallée.

L’accès à la parcelle en voiture se fait par le nord. Des cheminements piétonniers permettent également d’accéder aux logements depuis le sud par des traversées entre les 3 plots.

On accède aux logements en hauteur par des coursives et des circulations verticales situés entre les 3 plots. Ce système de distribution permet de limiter à 2 le nombre de montées d’escaliers et d’ascenseurs. Situé à l’extérieur des enveloppes thermiques, ce dispositif permet d’éviter de créer des enclaves inutiles à chauffer à l’intérieur du volume isolé.

Le projet, qui répond aux exigences de l’habitat passif, s’inscrit dans une démarche écologique qui va au delà de l’excellence énergétique. Il prend en compte les impacts environnementaux des matériaux mis en œuvre.

L’avis du jury

Le projet met en évidence un très bon travail sur le plan masse. L’implantation en quinconce permet de dégager la vue sur le lointain ; les espaces communs sont très concis ; seuls deux ascenseurs permettent de desservir les trois bâtiments ; le stationnement intégré sous des toitures végétalisées est astucieux ; l’implantation favorise l’intimité pour chaque logement. Il répond bien au critère de performance énergétique (bâtiments passifs) : orientation sud / sud-ouest qui permet par ailleurs de « s’affranchir » du talus, pente de toit sur la diagonale pour « chercher le sud », protections solaires intéressantes.

Ce premier prix valorise une esquisse à fort potentiel d’évolution ; c’est un projet « sincère » démontrant un gros travail de recherche : en effet il est possible d’envisager de le moduler sans le bouleverser, de supprimer un étage sur un ou plusieurs des bâtiments, de jouer avec l’alternance de la largeur différenciée des modules ; les espaces extérieurs peuvent être traités assez facilement.

C’est un projet abouti sur le plan urbain : il propose un bon rapport avec le site, respecte la notion de belvédère propre à Saint Héand. Le jury a remarqué le travail d’ingénierie assez poussé.
Malgré un manque de maîtrise sur le travail des façades et un rendu des couleurs peu valorisant, le projet est très crédible.


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2ème prix
Cyrielle BAJULAZ de l’école d’architecture de Grenoble
Michaël METAIS de l’INSA Lyon


                 


L’architecture du projet tend, par son expression, sa forme et sa posture, à exprimer la dualité du collectif et de l’individuel. Elle cherche à faire cohabiter les deux échelles par l’intermédiaire de vis-à-vis contrôlés et par des imbrications complexes entre les parties communes (coursives) et les espaces extérieurs des maisons individuelles.

L’équipe s’est fixé quatre objectifs vis-à-vis de la qualité de chaque logement : la vue, le soleil, des espaces de jours généreux, un espace extérieur abrité et confortable.

Sur le socle en béton viennent reposer deux éléments majeurs : les logements collectifs disposés en équerre, orientés sud-ouest, et une boite horizontale au premier plan dégageant et révélant l’horizon de la vallée.
Le traitement plastique de l’ensemble exprime un certain contraste par un double système de peau (ajouré /lattis et plein/panneautage), afin de révéler le dos du projet et d’affirmer son intériorité et ainsi d’affirmer résolument son orientation. L’usage de ces deux systèmes de façades s’affirme d’autant plus que le lattis permet de créer de l’ombre (sud-ouest) et son caractère plus ouvert permet de mieux ventiler la façade. En revanche le panneautage (nord-est) permet de se protéger plus efficacement des vents froids. A travers cette coque opaque, le bâtiment dialogue avec la vieille ville en amont du site (façade Est).

En s’ouvrant généreusement par l’intermédiaire des creux des coursives et de la faille Est-Ouest, il laisse deviner le paysage lointain depuis la rue l’intérieur de l’ensemble et le cadre ponctuellement. Ce cadrage vient s’articuler autour d’un escalier ajouré qui appel soit à monter au belvédère (sur le toit du bâtiment collectif), soit à descendre au cœur du projet (à l’esplanade à proximité de la bibliothèque).
Bien que très dense, le projet offre des logements confortables et un sentiment de grands espaces collectifs paysagés.

L’avis du jury

L’implantation du projet est assez pragmatique malgré un plan masse peu valorisé par rapport aux alentours du bâti. L’orientation sud-ouest répond à l’exigence de performance énergétique bien que le vitrage de la façade nord soit peut-être surdimensionné. Il est bien protégé des vents ; tous les logements sont traversant favorisant ainsi la recherche du confort d’été ; la densité et la compacité sont là pour favoriser le « passif » laissant cependant peu de place aux espaces extérieurs.

Le rapport urbain est intéressant tant à l’amont qu’à l’aval, de même que la mixité d’usages. L’accessibilité à tous les niveaux a été bien approchée ; deux ascenseurs desservent l’ensemble des vingt-trois logements proposant ainsi un bon rendement. Le jury a apprécié le travail de l’ingénieur sur les coupes techniques.

Il s’agit là d’une vraie réflexion sur ce que pourrait être l’habitat de demain. C’est un bel objet architectural avec un traitement un peu « artistique », posé là, « comme une ile ».

 
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3ème prix
Jean-François BOUVIER, Mathilde MANENT et Clément GEORGES de l’école d’architecture de Grenoble
Lionel POLLET de l’université J. Fournier de Grenoble


 

La commune de Saint-Héand est caractérisée par un tissu pavillonnaire diffus consommateur d’espace. En réponse, le projet s’inscrit dans une logique de densification, sur une parcelle située à l’articulation du centre-bourg et de la zone de lotissement. L’équipe s’est attachée particulièrement au traitement qualitatif de la densité, à l’intégration harmonieuse du projet dans le paysage, à la mise à profit de la position dominante du site, et bien sûr aux considérations environnementales.

La forme parallélépipédique du bâtiment est un compromis entre une compacité maximum et un éclairage naturel optimum. Cette compacité, en diminuant les surfaces de contact avec l’extérieur diminue les déperditions thermiques. C’est aussi une manière de rationaliser le projet et de tenter d’absorber le surcoût d’une conception passive.

Le projet oscille entre l’exploitation du plateau existant et le rétablissement de la pente qui est à l’origine du tissu urbain traditionnel de Saint-Héand.
Plus de la moitié des surfaces vitrées se trouvent au Sud de manière à optimiser les apports solaires naturels. La façade Nord, plus fermée, permet la mise en place d’une coursive extérieure sans poser de gros problème d’intimité. L’avancée de toiture ainsi que les balcons constituent des masques au soleil d’été, protégeant ainsi les grandes baies vitrées. La toiture ventilée évite les phénomènes de surchauffe.

Le principe constructif est une ossature bois isolée par de la ouate de cellulose insufflée entre les montants. Une isolation par l’extérieur sur les six faces minimise les ponts thermiques. Le chauffage est assuré par une chaudière à granulés, l’eau chaude sanitaire par des panneaux solaires disposés sur le toit.

L’avis du jury

Même s’il est difficile de lire l’orientation sur le plan masse, cependant très intéressant, et le plan détaillé, le projet propose une bonne occupation de la parcelle. Il est « léger », posé sur pilotis permettant de loger les stationnements, aéré et peu dense.
Recherche de l’orientation Sud, logements traversants et toiture ventilée sont de bonnes réponses à la performance énergétique demandée. On remarquera cependant un manque d’ouvertures au Sud.

Le bois est largement utilisé même si son image reste assez lourde et conventionnelle. L’organisation des coursives situées à l’arrière est originale pour l’usage.
Le projet présente plutôt de grands logements, ce qui laisse peu de place à l’accession pour des couples jeunes et les personnes âgées.
L’intention globale du projet est bonne et généreuse mais n’est pas poussé jusqu’au bout, notamment la réflexion sur les maisons en bande.


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Deux équipes ont retenu l’attention du jury

4ème prix
Lucas JOLLIVET de l’école d’architecture de Saint Etienne
Adrien ROBEZ-MASSON de l’ENISE





Le projet est pragmatique et réaliste. Son architecture revendique une extrême simplicité, tant dans la forme que dans le traitement. Les matériaux sont laissés bruts : ils sont associés dans un vocabulaire très simple. La volumétrie générale découle d’une volonté d’intégration dans l’environnement. Se limiter à trois niveaux permet de minimiser l’impact du bâtiment principal dans le paysage, de préserver la vue sur le lointain depuis le haut de la parcelle et de se passer d’ascenseur.
Deux escaliers extérieurs animent les pignons et mènent à des coursives qui desservent les logements coté talus. Au rez-de-chaussée, chaque logement profite du jardin commun et d’une petite terrasse privative au pied du talus. De grands balcons animent les façades et préservent les séjours d’apports solaires trop vifs.

Traités comme de petites maisons autonomes, les T4 entrent en dialogue volumétrique avec la barrette en assurant une transition d’échelle vers le quartier pavillonnaire tout en permettant une variété d’offre. Un volume indépendant au Nord abrite une chaufferie bois.

La collaboration avec l’ingénieur a permis de rationnaliser le système constructif au service du projet architectural. Il est établi selon un système simple entièrement tramé.
Tous les bâtiments sont en structure bois : ossature bois « traditionnelle » en murs, panneaux de bois pleins en planchers.

L’avis du jury

Un projet « séduisant à priori » présentant une grande clarté d’implantation et de mise en situation sur le plan masse. Le travail de présentation est de bonne qualité. L’architecture est rigoureuse. Il propose une vraie recherche et une bonne mise en situation. Il est assez sobre et réaliste pour sa construction qui devrait s’avérer économique. Les revêtements extérieurs en bois sont bien adaptés.
 
Son orientation est-ouest laisse cependant quelques doutes sur la performance énergétique demandée: le soleil d’hiver ne viendra pas participer à l’améliorer et il sera difficile d’atteindre l’objectif « passif ». Les passerelles d’accès sont très longues et hautes. Elles mériteraient une réflexion plus approfondie pour, notamment, régler la question de l’appréhension du vide.
Il ne propose pas de parking, alors que le programme le demandait.


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5ème prix 
Lucas CINGET et Sammy VORMUS de l’école d’architecture de Lyon
Joseph RENNARD et Cécile BARRAS de l’ENTPE de Lyon





Le projet s’inscrit dans une vision contemporaine de l’architecture et de la ville, où les concepts de diversité, de complexité, de rythme et d’usages sont simultanément convoqués
La caractéristique principale du site, sa pente forte et sa perspective sur la plaine du Forez, est un élément structurel important pour lequel un découpage en terrasses a semblé être la solution la mieux adaptée.

La morphologie des bâtiments est simple, rythmée par une structure de poteaux-poutres en bois massif, de laquelle découle la portée de cinq mètres des travées. Ce concept permet d’envisager une grande liberté d’aménagement du bâtiment : les appartements peuvent aisément s’imbriquer les uns dans les autres, à la faveur d’une modularité importante des espaces.
Détachées et désolidarisées du bâtiment, les arches viennent créer une atmosphère protectrice autour des logements et leur implantation dessine naturellement la limite entre les espaces publics et privés. Leur espacement, tous les 5m, reprend le rythme de la structure interne du bâtiment. Elles sont un élément structurant du projet et valorisent sa spécificité, celle du site mais aussi celle du matériau bois.

L’espace qui sépare les deux corps de bâtiments est convivial, abrité du vent dominant Nord-Sud et au calme. Traversé par un chemin piétonnier qui relie le haut et le bas de la parcelle, ce cœur d’ilot est accessible à tous et vit autour d’une placette, véritable lieu de rencontre des habitants et des voisins.

L’avis du jury

Le concept de base, plutôt structurel qu’architectural, est intéressant pour une réponse assez formelle. Il présente une bonne utilisation du bois dans les modules. Il va « chercher » le sud mais avec un risque important d’ombre portée. Le plan masse est assez confus et le parti de ne pas utiliser la plateforme en l’état amène une certaine complexité.

La superstructure ne semble pas justifiée pour porter si peu. Elle engendre énormément de matière, surenchérissant le coût du projet, avec, par ailleurs, la difficulté à protéger les arcs des intempéries pour une bonne durabilité et à ancrer ceux-ci vis-à-vis des efforts aux vents.
Le jury a remarqué le gros investissement de l’équipe d’ingénierie. Acoustique, simulation thermique, calcul aux Eurocodes ont fait l’objet d’un travail avancé.


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